Grève des transporteurs: les explications du ministre !

02 décembre 2021 à 23h14

Le ministre des transports routiers, Mansour Faye, vient de faire une déclaration axée principalement sur a grève des transporteurs. Ci- dessous les points saillants de son discours dans lequel il regrette l’attitude des grévistes qui ont refusé de le rencontrer, exigeant de faire face à l’ensemble des 6 ministres concernés par leur plateforme revendicative.

Le refus

«Le gouvernement constate, pour le déplorer, la volonté délibérée du cadre unitaire des syndicats des transports routiers de ne pas entamer des négociations. Hier, le 1er décembre, dès la sortie du conseil  des ministres, sur instruction du chef de l’Etat, des ministres concernés par la plateforme revendicative, se sont réunis.»

Les tracasseries

«À l’issue de la réunion, plusieurs propositions concrètes ont été retenues, que le ministres des transports terrestres était chargé d’exposer aux membres du cadre unitaire. Ces points concernent essentiellement les trois postes de contrôle routier qui sont mis par corridor routier. Cette mesure a commencé à être appliquée. Un arrêté interministériel est en cours d’élaboration pour la rendre effective.»

Concurrence déloyale

«Sur la concurrence déloyale, l’Etat est contre toute  forme de concurrence déloyale. ll combat  tous les jours le transport irrégulier et illégal au regard de la réglementation en vigueur. Les rencontres avec les ministres en charge des forces armées, de la Justice et de l’intérieur, pour l’intensification de la lutte, sont en cours.»

Charge à l’essieu

«Sur le contrôle de la charge à l’essieu, l’Etat respecte la feuille de route de l’Uemoa issue de la réunion des ministres en charge  des transports routiers tenue le 19 septembre 2019 à Dakar. L’enjeu pour le Sénégal consiste à préserver  le patrimoine routier pour lequel des investissements financiers très importants sont consentis chaque année.»

Les désagréments

«Le gouvernement du Sénégal est sensible aux nombreux désagréments subis par les populations, il s’agit, par exemple, des personnes qui n’ont pas pu effectuer leur déplacement pour leurs activités professionnelles, les élèves et  étudiants qui n’ont pu accéder à leur école, des malades qui n’ont pu rejoindre leur lieu de soin et les ménagères qui ont éprouvé des difficultés pour s’approvisionner dans les marchés (…)»

Les regrets

«Au total, le gouvernement regrette les lourdes conséquences engendrées par la grève des transporteurs sur l’économie nationale. Il exprime sa solidarité aux usagers dont les activités sont impactées négativement par cette grève."

"Le gouvernement rappelle sa constante préoccupation de préserver l’ordre public.  Il condamne fermement les violences commises contre certains acteurs qui veulent exercer leur droit au travail. L’Etat engage toutes les autorités administratives ( gouverneurs, préfets, sous-préfets les responsables des forces de sécurité et de défense) à prendre les dispositions nécessaires pour permettre aux citoyens de vaquer à leurs occupations en toute liberté et en toute sécurité. L’Etat prendra toutes ses dispositions conformément aux lois et règlements en vigueur pour faciliter le déplacement des biens et personnes."

L'arrêt de la grève

"Ce que nous souhaiterions, c'est que le mot d'ordre puisse être levé, qu'on mette fin à cette grève qui  aura un impact important. Je suis persuadé que nos interlocuteurs sont de bonne foi. Je le suppose. Et la table des négociations est là. J'ai évoqué les mesures prises à l'échelle du gouvernement. Je suis prêt à les rencontrer pour qu'ils lèvent le mot d'ordre. Leur mot d'ordre avait annoncé une grève pour le 1er et le 2 décembre. Donc théoriquement s'ils respectent  leur préavis, la grève devrait pouvoir s'en arrêter là. Mais on va continuer à échanger avec eux."

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